31/05/2007

Le Héros de la famille

Le héros de la famille

Vous savez où j’étais le Mercredi 22 Novembre 2006 ? A l’avant-première du film « Le héros de la famille » !

Tout de suite après, il y avait la conférence de presse avec les acteurs du film. Et j’ai rencontré Miou-Miou (vraiment adorable !) et Gérard Lanvin (et oui maman, il est charmant cet homme-là !!). J’ai été un peu impressionnée tout de même, j’ai pas osé poser de questions mais j’ai pris des notes, que voici ! Et j’espère que cela vous donnera envie d’aller voir ce film !! J’ai ri, j’ai été émue, en un mot, j’ai adoooré !!!!!  

 

Le Héros de la famille aborde avec justesse et finesse la question des relations filiales. Il évoque les problèmes de compréhension d’une génération par rapport à celle d’avant. Véritable fouille archéologique, au cours de laquelle chaque personnage ouvre des portes. Sur un monde. Le monde de la nuit. Et ses coulisses. Univers tombé en désuétude. Et réhabilité par tous ceux qui font en sorte que the show must go on : illusionnistes, danseuses, chanteuses et autres meneuses de revues.  

Vision sur un monde irréel où la réalité est recrée, comme sur un tournage de film. Comme dans une bulle, au sein de laquelle les liens du cœur viennent renforcer, ou même remplacer les liens du sang. Une famille, celle du cabaret Le Perroquet Bleu, et derrière, celle formée par l’équipe de ce film. Visiblement très unie. Et cette unité-là se perçoit tout au long de cette singulière histoire d’héroïsme…

Où le héros est somme toute pluriel !  

 

Mes notes d’après la conférence de presseLe réalisateur Thierry Klifa avait envie de raconter l’histoire d’un père, puisque ce dernier était absent dans son premier film (Une vie à t‘attendre, avec P Bruel et N. Baye). Avec Christopher Thompson, il a donc commencé l’écriture du scénario, en partant de cette figure paternelle, et en imaginant petit à petit toute une galerie de personnages gravitant autour. Jusqu’à mettre en scène deux enfants nés au même moment, du même père, mais de deux mères différentes, ainsi qu’un second père, patriarche atypique veillant sur cette famille dispersée. 

 

Rencontre avec l’équipe du film

Marianne, le personnage incarné par Géraldine Pailhas, est toute en dureté, en rigidité. Mais en fait, nous dit l’actrice, sa colère tient lieu de mise à distance. Parce qu’en fait elle a peur. Peur de l’amour. Peur de la maternité. Elle ne sait pas demander de l’aide. Elle crie au secours. N’obtenant pas de réponse auprès de sa mère (Miou-Miou), elle trouve un substitut en la personne d’Alice (Catherine Deneuve).

 

« Au nom de l’amour, on se permet de dire des choses qu’on ne dirait pas à ses ennemis » nous confie Miou-Miou. Ce qui l’amène à parler de la notion de respect, des parents envers leurs enfants. Pour Gérard Lanvin, qui joue ici le rôle de Nicky Guazzini, lequel est d’abord un séducteur avant d’être un père, « un enfant vous fait grandir ».

 

Histoire d’un lent apprentissage qui conduit vers la tolérance. Lorsque l’on n’est plus dans le jugement vis-à-vis de ses parents, on peut enfin les aimer. A partir de là, de cette prise de conscience, chacun arrive à se forger sa place, chacun sait enfin comment être soi-même...  

 

Monde du cabaret, histoire de magicien, métaphorique du monde du cinéma. Référence au Lapin dans le chapeau, Gérard Majax et Garcimore, « le magicien assassiné ». Petite mort d’un univers ou bien grandes espérances, même si « Espérer, c’est souffrir ». Illusoire espoir de toujours continuer à jouer...