29/05/2007

De la pesanteur à l'apesanteur

De la pesanteur à l’apesanteur

Ou comment s’alléger d’un poids mort pour aller vers la vie…

 

(cet article a été approuvé et mis en ligne sur le site mes-articles.com. Vous pouvez le retrouver à l'adresse suivante : http://www.mes-articles.com//developpement-personnel/crea...)

 

« When the wrong one loves you right » elle chante Céline Dion…

 

Comment est-ce possible que le « mauvais » puisse-t-il « bien » vous aimer ? Et puis « bien », c’est-à-dire ? Comme il faut ? Ou comme il VOUS faut ? Et puis, c’est qui ce « one », cet « un », ce quelconque quelqu’un qui, parce que c’est lui, et parce que ce n’est pas un autre vous-même, vous aime comme vous avez besoin d’être aimé ?

 

Mais alors si c’est le « pas bon » qui vous offre l’amour idéal, que vous apporte le bon ? Un amour imparfait, inachevé, bancal ?

 

Bon, j’arrête sous peine de me voir reprocher cette « masturbation intellectuelle ». J’aime pas ce mot : « masturbation ». Il présente des sonorités trop dures ( !) pour traduire la sensation qu’un tel acte procure… Enfin, tout dépend la façon de faire… On peut y aller comme un forcené, au risque de se blesser, s’arracher des lambeaux de peau… Et là, la jouissance se fait dans une certaine violence, elle s’apparente à de la souffrance. Et ne dit-on pas que la frontière entre la douleur et le plaisir est bien mince parfois…

 

Mais bon, j’sais toujours pas si cette légende ne perdure pas uniquement pour convaincre les réfractaires à la sodomie… Bref, la question n’est pas là… Quoique… J’ai entendu une fois, au détour d’une scène de cinéma, une actrice (inoubliable interprète d’Elisa, la maman de Vanessa Paradis dans ce film de Jean Becker) confier à l’œil de la caméra « quand on s’y refuse, ça fait mal, le passage est trop étroit… Alors que lorsqu’on se sent prête, ça rentre tout seul, comme dans du beurre… ». A l’image de la vie ?

 

Le bonheur, ça se prépare. Faut faire la place en soi pour l’accueillir. Faut balayer toutes les peurs, les souffrances, les dépendances… Faut surtout chercher la vérité en soi, partir à la conquête du vrai soi, celui qui permet ce sentiment plénier lorsqu’on l’a atteint. Celui grâce auquel toutes ces dépendances deviendront vaines, inutiles. Plus besoin de compenser lorsqu’on a trouvé. Mais pour trouver, encore faut-il chercher. Et pour chercher, faut en avoir envie. Avoir envie de se sentir en vie. Et laisser derrière soi ce principe d’inertie. Pour aller vers le principe de plaisir. Parce que le problème vient de là. Cette pulsion de vie, cette force qui nous pousse vers ce qui pourra nous procurer du plaisir, et ainsi apaiser nos tensions, bien souvent, nous la refoulons, nous la faisons taire… Pourquoi ?

 

Parce que c’est difficile à assumer. C’est contraire à nos morales judéo-chrétiennes selon lesquelles pour accéder à la sérénité… ben faut d’abord en chier… Oui, je sais, c’est vulgaire, mais bon, puisqu’on nageait déjà en pleine ère anale… Je file la métaphore… Je tricote avec elle un moi-maison plus en accord avec moi-même…

 

Pour être soi, faut s’écouter, faut s’autoriser ce « sain égoïsme » dont parle le psychanalyste québécois Guy Corneau. Et j’en profite au passage pour vous parler de son livre « Le meilleur de soi », un ouvrage qui apporte un éclaircissement considérable par rapport à nos conflits internes, desquels conflits résulte un blocage au niveau de nos facultés créatrices… Guy Corneau décrit très justement les étapes du conditionnement dans lequel trop souvent nos vies s’inscrivent…

 

De là, de ce conditionnement, de cette « contraction » comme il dit, découle un rétrécissement de notre moi, notre pulsion de vie se trouve entravée, tiraillés que nous sommes entre notre besoin de reconnaissance, notre besoin d’appartenance à un groupe et notre individualité créatrice. Pour minimiser, contrôler ce flot créateur (qui conduit à soi), on se réfugie sous une cuirasse, une carapace qui met en place des mécanismes de protection. Et la protection devient prison.

 

Parce que qui dit refoulement de nos vrais penchants dit appel d’une compensation à la frustration. Et que fait-on lorsqu’on a renoncé (souvent inconsciemment) à ce qui nous fait envie ? On répète à l’envi un comportement déviant (déviant parce qu’il nous fait dévier du bon chemin ou pire de notre propre chemin ?) : on entre dans l’ère des « iques » identitaires : boulim-ique, anorex-ique, alcool-ique…

 

Le « hic » dans tout ça, c’est que ça a du mal à passer… Passer dans le sens de difficile à avaler, parce que pas à notre goût après tout, mais aussi passer dans le sens de s’arrêter, de finir. Parce que ces récompenses-compensatoires, qui ne sont là que pour compenser notre frustration grandissante, exacerbent la sensation de vide. Forcément, comment peut-on être rassasié avec de l’inconsistant ? Avec l’insuffisant ? De là les dérives qui font basculer dans la surenchère, dans cette course-poursuite au toujours plus pour faire taire la douleur qui va grandissante… Mais…

 

« Relax, take it easy » nous rassure Mika !

 

La solution existe ! Et même, elle n’est pas si compliquée qu’il n’y paraît !! Bien sûr, cela nécessite un peu d’efforts, et sur ce chemin qui mène à soi, la route peut sembler longue parfois ! On y rencontre des obstacles, autant d’occasions de toucher du doigt l’endroit de la pression. En effet, se heurter à des situations conflictuelles peut être révélateur. Cela permet d’identifier ces attitudes contraignantes que nous reproduisons inconsciemment, au départ pour nous protéger… jusqu’à nous éloigner de ce qui nous satisferait vraiment, durablement.

 

Donc, prenons-le cool, relax !! Acceptons ces signaux émis par notre cœur, notre corps… Ecoutons-les. Sans nous juger, sans culpabiliser. Juste les reconnaître. Reconnaître ce qui se joue en nous. Sans avoir pour cela besoin de recourir à un regard extérieur. Parce que, trop souvent, ce besoin nous éloigne de notre moi profond. Ce que nous gagnons en approbation, nous le perdons en satisfaction.

 

En nous procurant l’approbation des autres, on trouve confirmation à une valeur, certes, mais est-ce bien la nôtre, c’est-à-dire est-ce bien cette capacité, cette habileté-là que nous souhaitions développer ? Ce qui amène à faire la part des choses entre ce que l’on accomplit pour plaire aux autres et ce que l’on brûle de faire pour soi.

 

Mais bon, pour ça, encore faut-il savoir ce qui nous animerait. Ce qui ferait que l’on se sente habité par ce supplément d’âme. Supplément essentiel. Celui qui relègue au second plan toutes les dépendances et autres compensations. Celui qui allume ce « feu intérieur », celui qui réanime les cœurs, celui qui fait circuler les énergies.

 

Se rapprocher de soi, c’est en passer par la mise à distance de l’autre. Ou du moins de ses désirs. Juste le temps d’identifier les nôtres. Ce qui nous fait vibrer, ce qui nous porte, nous transporte. Au lieu de nous freiner. Au lieu de nous étouffer…

 

Pour ne plus s’étouffer, pour ne plus étouffer nos propres désirs, et bien il faut déjà apprendre à respirer. Et pour respirer, pour s’oxygéner, il y a deux actions à accomplir. A l’aide de deux verbes d’action qui permettent :

 

·        D’inspirer : dans le sens de faire pénétrer de l’air dans les poumons

·        D’expirer : dans le sens de rejeter cet air contenu dans les poumons

 

De ces deux verbes d’action dérivent deux noms, et donc deux types de mouvements :

 

·        celui qui mène à l’inspiration, dans le sens d’enthousiasme créateur

·        celui qui nous conduit, inexorablement, à l’expiration, dans le sens d’arriver à son terme, de prendre fin.

 

Créer c’est se rapprocher de la vie. C’est accepter que la mort sera un jour au rendez-vous. C’est préserver la pulsion de vie sans cesse malmenée par les appréhensions dues à la certitude de la mort latente. En attente. Et on peut parvenir à mieux vivre cette attente. Comment ?

 

En arrêtant de dissocier nos forces, qui loin d’être antagonistes, sont à l’origine de notre dynamique. Dynam-ique. Ici le « -ique » devient « hic ». Et avec lui, le « nunc ». Où et quand ? Ici et maintenant. Pour répéter à l’envi ces pulsions qui nous poussent vers nos envies. Pour nous sentir en vie.

 

Pulsion de vie. Pulsion de mort. A jamais liées. Et l’on a tout intérêt à les faire cohabiter en nous pour trouver l’harmonie. Parce que tout simplement, ce n’est pas dans la division, dans la scission, que l’on peut trouver la paix. Alors ?

 

« A  new day has come »  nous fait remarquer Céline !!

 

Ainsi donc, après tant de détours et d’éloignements, après avoir soulevés les voiles qui ternissaient notre source lumineuse, après avoir visité et revisité son passé, jusqu’à éclairer ses zones d’ombre, un beau jour l’on se sent apaisé. On a enfin trouvé. Après avoir longtemps cherché ailleurs ce que l’on avait à portée de… vue.

 

Fini le masque des apparences, terminées les attitudes de m’as-tu-vu ? - Non ? – Comment se fait-ce ? - Pourtant je l’affiche en bien grand, je le crie, je le hurle à tue-tête… A hue et à dia. Je tire sur la corde. Jusqu’à ce qu’elle se casse. Jusqu’à ce que je finisse épuisé, lessivé. Inerte. Sans vie. Sans plus aucune ressource pour me remettre debout…

 

Jusqu’au jour où je décide tant bien que mal de me relever. En utilisant cette fois non plus des béquilles de bois (qui comme les langues ne font jamais long feu) mais en recherchant des fondations pour mon moi-maison. Et les matériaux pour construire cet endroit où je serai enfin moi, je les cherche en suivant deux voies. Et en écoutant ces deux voix :

 

·        Celle de mes impressions, c’est-à-dire des manifestations de mes sensations, de mes sens en éveil, sources de libération de ma sensualité

·        Celle de l’expression de mes impressions, c’est-à-dire de l’élan vers mes ressources créatives, seules à même de me faire connaître ce paradis non plus éphémère mais à goûter, apprécier dans un mouvement sans cesse renouvelé…

 

Pour conclure, un ptit tableau ???

 

Soumission étouffante

Sensation éphémère

Sentiment plénier

Le masque des Apparences

L’appeau du Désir

Le Moi Peau

Culpabilité et

Angoisse

Avidité et

Jouissance

Sérénité et

Plaisir

Pressions et

Inhibition

Sensations et

Exacerbation

Emotions et

Satisfaction

Refoulement

Défoulement

Déferlement

L’Existentiel et

La tête

Le Sensationnel et

Le corps

L’Essentiel et

L’âme

Solliciter le Sens

Stimuler les Sens

Accéder à l’Essence

Pâtir

Compatir

Goûter

Reconnu

Connu

Nu

 

Lorsque l’on naît, l’on se connaît peut-être mieux que lorsque l’on s’est perdu dans notre quête de la reconnaissance… Pour se retrouver, refaire le chemin inverse ?

27/05/2007

Ame, Str'âme, Gramme...

Ame, Str’âme, Gramme… 

(cet article a été approuvé et mis en ligne sur le site mes-articles.com. Vous pouvez le retrouver à l'adresse suivante : http://www.mes-articles.com//developpement-personnel/creativite/ame-strame-gramme-decryptons-les-zanagrammes.html)

Image & magie. Aimer & Marie. Aube & beau. Etreinte & éternité. Baignade et badinage. Migraine et imaginer. Réaction & création… Une anagramme (du grec ανά, « en arrière », et γράμμα, « lettre »), nous dit Wikipédia, (l’encyclopédie libre !), est le résultat de la permutation des lettres d'un ou plusieurs mots de manière à produire d'autres mots qui ont un sens. Jeu littéraire, il peut aussi avoir une valeur ésotérique. Il a fait l'objet de l'attention autant des linguistes - à l'instar de Ferdinand de Saussure - que des psychanalystes et des poètes contemporains. Normal que cela me parle donc !! Ben oui, j’ai étudié les sciences du langage et plus tard, j’ai lu Lacan qui a fait le lien entre les travaux de Saussure et ceux de Freud : la linguistique et la psychanalyse donc. Et encore plus tard, j’ai poursuivi mes recherches du côtés de la lit-tes-ratures, avec des écrivains et poètes de toutes époques, de toutes écoles… Romantisme, réalisme, surréalisme et écriture automa’tic… Les anagrammes sont d’ailleurs également souvent utilisées par les auteurs pour se choisir un pseudonyme : Boris Vian Bison ravi et Brisavion ; Jim Morrison Mr Mojo Risin ; Marguerite de Crayencour Marguerite Yourcenar ; Salvador Dalí Avida dollars (surnom donné par André Breton)… Ah oui, et puis en voilà un beau, avec les 7 péchés capitaux : Avarice, Colère, Envie, Gourmandise, Luxure, Orgueil, Paresse qui donne : « La voie du Savoir, en ocre coloré, exige un passage sur le critérium » ! Euh, c’est quoi un « critérium » ?? Une épreuve sportive de qualification, me renseigne le Larousse de poche 2005 ! Aaah !! C’est donc ça !! 

 

Bon, bon… Revenons à nos moutons. Comme d’habitude, j’ai tendance à me disperser… Mais à force d’essayer de se canaliser, on arrive petit à petit à créer une unité… Composée ou recomposée ! Et pour cela, certaines lectures sont une aide précieuse ! D’ailleurs, en ce moment, mon livre de chevet est : « Le meilleur de soi », du psychanalyste québécois Guy Corneau. Et c’est là que j’en reviens à cette anagramme : réaction / création.En effet, ce qui m’a interpellée dans ce livre, c’est justement ce que l’on peut gagner, en termes d’estime de soi, d’harmonie, de bien-être, de paix intérieure, si l’on s’efforce de se déconditionner, d’arrêter de « ré-agir ». Combien de comportements, plus ou moins inconscients, sont-ils adoptés en réaction à quelque chose ? Et comment sortir de ces automatismes ? Comment nous échapper de ce cercle vicieux ? Et c’est bien d’un cercle vicieux qu’il s’agit. En effet, à la base, le mécanisme est naturel, propre à l’homme : « chacun de nous recherche la jouissance » nous dit Guy Corneau. Reste à savoir où cette jouissance se trouve. Réellement. Durablement. Pour cela, deux étapes à suivre : comprendre d’où viennent les réactions puis apprendre à aller vers la création. 

 

I. Réaction par rapport à ce qui est extérieur à soi A l’origine : Compensations – Insatisfaction – Frustration - Disharmonie 

 

En effet, les obligations de la vie courante (tout ce qui fait que l’on ne peux pas oublier ce f… principe de réalité !) appellent des récompenses pour garder une apparence de sens à notre passage sur terre. Parce que si l’on est sur terre uniquement pour en baver, quel intérêt ? D’où notre recherche d’extase – de 7ème ciel – de paradis… Et où pense t-on le trouver ? Dans la nourriture, avec le sexe, grâce à une cigarette, un verre d’alcool… Tout cela, en réponse à une pulsion, c’est-à-dire en réaction à cette « force qui s’exerce au plus profond de l’être et qui pousse à accomplir une action dans le but de réduire une tension ». Des tensions donc, mais de quelle nature ? D’où viennent-elles ? De notre besoin de reconnaissance, de notre recherche de confirmation de notre valeur dans le regard des autres qui nous pousse à développer pour plaire à ces autres des habiletés qui n’ont rien à voir avec nos goûts. Là je pense à ce film d’Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri : « Le goût des autres ». A voir absolument !!! 

Et je m’écris : nos goûts ? Ou bien nos désirs ???? Du pareil au m’aime ?

... Décryptons les z'anagrammes !!

…Décryptons les z’anagrammes !! 

 

Cette soif, ou faim, ou même besoin de reconnaissance entraîne une rupture intime dans l’être. Une division. Une séparation entre le personnage et le moi profond… Et de là découlent nos conflits inconscients, nos tiraillements entre les besoins du personnage (ou : « moi masqué » !!) et l’individualité créatrice. Ce que nous ne savons pas c’est que cet attachement au personnage interdit la satiété. On est toujours sur le qui-vive… Et l’on ne vit plus. L’on survit grâce à une quête sans fin… Pour sans cesse retrouver la sensation de faim… Laquelle est mise à mal, sollicitée par ce qui ne peut l’apaiser. Pourquoi y a-t-il danger, ou du moins risque de passer à côté de sa vie ? A cause de la précarité de l’installation qui est source d’inquiétudes constantes. En effet, dans cette maison sans fondation ni mur de soutènement qu’est le personnage, comment se sentir à l’abri ? Comment ne pas vivre dans la crainte constante que l’édifice factice un jour ne s’effondre ? Alors ces déséquilibres, tensions, malaises psychologiques, accidents, et autres maladies seraient tout simplement l’expression de notre pulsion de vie en train de rater sa cible. A cause de la peur, inhibitrice de notre élan créateur, et qui voile notre soleil pour nous plonger dans la pénombre. Comment faire alors « pour avoir une vie plus jouissive et plus créatrice » ? Pour atteindre ce sentiment de plénitude, de liberté, Guy Corneau nous propose un monde où l’être pourrait se déployer grâce à son essence créatrice, laquelle permet un pas vers la part vivante de soi. 

 

II. Création en fonction de ce qui est intérieur à soi A l’arrivée : Authenticité - Recherche de satisfaction - Harmonie 

 

Mais avant d’y arriver, à cette harmonie, une remise en question est la bienvenue. Mais sans jugement, cette remise en question ! Parce que sa fonction est de permettre notre évolution et non l’entretien de nos culpabilités déjà bien suffisamment ancrées ! Nous avons donc des schémas traditionnels à changer, des conditionnements à désamorcer… Tout cela pour arriver à trouver des satisfactions toujours plus intenses. Parce que, quoiqu’en disent les soi-disant « ascétistes », notre cerveau est régi par le principe de plaisir…Et ce n’est pas moi qui le dit, c’est Freud qui l’a écrit il y a déjà quelques années de ça !! Principe de plaisir donc, lui-même lié à la pulsion de vie, laquelle nous incite sans relâche à chercher une satisfaction profonde et durable. Et donc trouver un contentement personnel. Et là, j’entends déjà les réflexions fuser : oui mais c’est égoïste alors, et faut pas penser qu’à soi !! Ah oui ? Et vous y croyez vous à l’altruisme qui va jusqu’à l’abnégation de soi ? Parce que moi non !! Alors évitons la confusion entre ce que Guy Corneau nomme le « sain égoïsme » et l’égocentrisme ! Parce que l’égocentrisme est enfermement de l’être dans sa propre bulle.Il est emprisonnement dans un cercle vicieux où le bonheur est impossible. Pourquoi ? Car la peur de ne pas exister, de perdre le contrôle, de ternir son image est une préoccupation constante, et telle qu’elle empêche d’être en paix et qu’elle pousse au contraire à compenser avec des plaisirs éphémères qui ne donnent jamais satisfaction. D’où le sentiment de division, de séparation entre le moi de surface et le moi profond, lequel étouffe. Et avec l’étouffement, avec les compromis devenus des compromissions, arrive le mépris de soi… Alors que si l’on s’autorise ce sain égoïsme qui permet de s’oublier dans une activité qui nous rend heureux, qui nous donne le sentiment d’exister, qui nous fait prendre conscience de notre valeur, là on se sent vivant, on sent la vie en soi. Et l’état de ravissement, d’animation intérieure intense qui en découle amène la détente, la sensation de plénitude. Et conduit à la confiance en soi. Voilà ! 

 

Et maintenant, un ptit tableau récapitulatif  pour conclure : 

PénombreSoleil
Obéir au personnageSouci de la performanceEtre soiContentement personnel
Peur qui bloqueElan que l’on écoute
Réaction et InsatisfactionCréation et Satisfaction
Mécanismes de protectionAuthenticité
Reconnaissance et soi « masqué »Connaissance et « vrai » soi
Dépendance et consommationDésaccoutumance et expression
Principe de réalitéPrincipe de plaisir
Obligations de la vie couranteSensation de plénitude
Consolations et compensationséphémèresPlaisir et jouissancedurables