27/05/2007

Ame, Str'âme, Gramme...

Ame, Str’âme, Gramme… 

(cet article a été approuvé et mis en ligne sur le site mes-articles.com. Vous pouvez le retrouver à l'adresse suivante : http://www.mes-articles.com//developpement-personnel/creativite/ame-strame-gramme-decryptons-les-zanagrammes.html)

Image & magie. Aimer & Marie. Aube & beau. Etreinte & éternité. Baignade et badinage. Migraine et imaginer. Réaction & création… Une anagramme (du grec ανά, « en arrière », et γράμμα, « lettre »), nous dit Wikipédia, (l’encyclopédie libre !), est le résultat de la permutation des lettres d'un ou plusieurs mots de manière à produire d'autres mots qui ont un sens. Jeu littéraire, il peut aussi avoir une valeur ésotérique. Il a fait l'objet de l'attention autant des linguistes - à l'instar de Ferdinand de Saussure - que des psychanalystes et des poètes contemporains. Normal que cela me parle donc !! Ben oui, j’ai étudié les sciences du langage et plus tard, j’ai lu Lacan qui a fait le lien entre les travaux de Saussure et ceux de Freud : la linguistique et la psychanalyse donc. Et encore plus tard, j’ai poursuivi mes recherches du côtés de la lit-tes-ratures, avec des écrivains et poètes de toutes époques, de toutes écoles… Romantisme, réalisme, surréalisme et écriture automa’tic… Les anagrammes sont d’ailleurs également souvent utilisées par les auteurs pour se choisir un pseudonyme : Boris Vian Bison ravi et Brisavion ; Jim Morrison Mr Mojo Risin ; Marguerite de Crayencour Marguerite Yourcenar ; Salvador Dalí Avida dollars (surnom donné par André Breton)… Ah oui, et puis en voilà un beau, avec les 7 péchés capitaux : Avarice, Colère, Envie, Gourmandise, Luxure, Orgueil, Paresse qui donne : « La voie du Savoir, en ocre coloré, exige un passage sur le critérium » ! Euh, c’est quoi un « critérium » ?? Une épreuve sportive de qualification, me renseigne le Larousse de poche 2005 ! Aaah !! C’est donc ça !! 

 

Bon, bon… Revenons à nos moutons. Comme d’habitude, j’ai tendance à me disperser… Mais à force d’essayer de se canaliser, on arrive petit à petit à créer une unité… Composée ou recomposée ! Et pour cela, certaines lectures sont une aide précieuse ! D’ailleurs, en ce moment, mon livre de chevet est : « Le meilleur de soi », du psychanalyste québécois Guy Corneau. Et c’est là que j’en reviens à cette anagramme : réaction / création.En effet, ce qui m’a interpellée dans ce livre, c’est justement ce que l’on peut gagner, en termes d’estime de soi, d’harmonie, de bien-être, de paix intérieure, si l’on s’efforce de se déconditionner, d’arrêter de « ré-agir ». Combien de comportements, plus ou moins inconscients, sont-ils adoptés en réaction à quelque chose ? Et comment sortir de ces automatismes ? Comment nous échapper de ce cercle vicieux ? Et c’est bien d’un cercle vicieux qu’il s’agit. En effet, à la base, le mécanisme est naturel, propre à l’homme : « chacun de nous recherche la jouissance » nous dit Guy Corneau. Reste à savoir où cette jouissance se trouve. Réellement. Durablement. Pour cela, deux étapes à suivre : comprendre d’où viennent les réactions puis apprendre à aller vers la création. 

 

I. Réaction par rapport à ce qui est extérieur à soi A l’origine : Compensations – Insatisfaction – Frustration - Disharmonie 

 

En effet, les obligations de la vie courante (tout ce qui fait que l’on ne peux pas oublier ce f… principe de réalité !) appellent des récompenses pour garder une apparence de sens à notre passage sur terre. Parce que si l’on est sur terre uniquement pour en baver, quel intérêt ? D’où notre recherche d’extase – de 7ème ciel – de paradis… Et où pense t-on le trouver ? Dans la nourriture, avec le sexe, grâce à une cigarette, un verre d’alcool… Tout cela, en réponse à une pulsion, c’est-à-dire en réaction à cette « force qui s’exerce au plus profond de l’être et qui pousse à accomplir une action dans le but de réduire une tension ». Des tensions donc, mais de quelle nature ? D’où viennent-elles ? De notre besoin de reconnaissance, de notre recherche de confirmation de notre valeur dans le regard des autres qui nous pousse à développer pour plaire à ces autres des habiletés qui n’ont rien à voir avec nos goûts. Là je pense à ce film d’Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri : « Le goût des autres ». A voir absolument !!! 

Et je m’écris : nos goûts ? Ou bien nos désirs ???? Du pareil au m’aime ?

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